L'éclairage dans l'aménagement de bureaux
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Par le confort visuel qu’elle occasionne, la lumière est une
coéquipière de taille dans nos différentes activités. Un bon niveau
d’éclairage est souvent synonyme de bien-être et d’une meilleure
productivité.
C’est une évidence et pourtant nous avons tendance à l’oublier : notre
appréhension du monde extérieur passe obligatoirement par notre champ
visuel. Plus notre éclairage est adapté à notre espace, plus nous
réduisons les risques de fatigue oculaire. Ce confort visuel dépend de
trois notions essentielles : la qualité de la source lumineuse,
l’uniformité de l’éclairage et la répartition des luminances, ces
étalons de mesure qui évaluent la dimension d’une zone éclairée. Avant
tout aménagement, nous devons également tenir compte du flux et de
l’intensité lumineuse, du facteur de réverbération d’une surface et du
plan de travail envisagés. Autre priorité et non des moindres : prévoir
le plus tôt possible, bien avant l’aménagement des bureaux ou la
restauration d’anciens locaux, la mise en place de l’éclairage
définitif. Cette installation nécessite une connaissance précise des
lieux à éclairer, une définition de l’activité exercée, des
utilisateurs concernés, de l’environnement extérieur et des futures
implantations électriques.
Depuis août 1983, les lieux de travail
bénéficient en outre d’une réglementation très précise (décret
n°83-721, n°83-722, circulaire du 11 avril 1984) sur le bien-être
visuel de ses usagers. « L’éclairage, nous précise-t-on, doit être
conçu et réalisé de manière à éviter la fatigue visuelle, ainsi que les
affectations de la vue qui en résultent, et permettre de déceler les
risques perceptibles à la vue. Les locaux de travail doivent autant que
possible disposer d’une lumière naturelle suffisante. » La législation
prévoit ainsi un seuil minimal de 40 Lux dans les voies de circulation
intérieure, de 60 Lux dans les escaliers et les entrepôts, de 120 Lux
dans les vestiaires et les sanitaires et de 200 Lux dans ce qu’on
appelle les « locaux aveugles », sans ouverture sur le dehors. Si la
luminosité doit être réglée selon le type d’espace choisi, elle doit
aussi répondre « à la nature et à la précision des travaux à exécuter.
» 200 Lux seront ainsi nécessaires à la dactylographie tandis qu’il
faudra près entre 600 et 800 Lux pour réaliser de la mécanique de
précision ou des travaux en laboratoire ! Un dosage à échelonner selon
les couleurs de la lumière (chaude, froide ou intermédiaire), les
éblouissements directs et indirects et la disposition des locaux.
- Lumière naturelle
La lumière du jour est la source lumineuse la plus confortable
lorsqu’on travaille dans un bureau. Il est donc préférable d’orienter
son poste de travail en conséquence, d’équilibrer les contrastes et les
sources lumineuses. Si la lumière solaire présente plus d’un avantage,
elle doit en revanche être filtrée de façon à réduire les reflets
indésirables (en particulier sur les consoles d’ordinateurs) et les
réchauffements intempestifs. La pièce à aménager, doit être
uniformément lumineuse avec, au besoin, des ouvertures supplémentaires
sur l’extérieur. Quand on travaille à la lumière du jour, il vaut mieux
placer son poste de travail à la perpendiculaire d’une fenêtre en
prévoyant une distance suffisante entre le plan de travail et la baie
vitrée. Situé à un mètre au moins de la source lumineuse, votre écran
se couvrira de reflets s’il est perpendiculaire à la fenêtre. Ces
effets d’optique risqueront, à plus ou moins longs termes, de provoquer
des céphalées et de la tension oculaire. Autres indices non
négligeables : la circulation de l’air, au sein de l’espace de travail,
facilitée par des stores qui filtrent la lumière. Des stores vénitiens
doublés d’aluminium ont tendance à réfléchir la chaleur vers la
fenêtre, ce qui réduira les montées en température, alors les stores à
bandes verticales assurent une meilleure répartition de la lumière.
Quant au verre dépoli, il protège, par son effet « givrant », des
regards extérieurs et diffuse une lumière assez agréable. Il est en
revanche d’un piètre recours contre les reflets du soleil et la
propagation de la chaleur !
- Lumière artificielle
Une pièce de travail mal éclairée cause des troubles de concentration
alors qu’un espace trop lumineux peut engendrer des névralgies
faciales, des céphalées et des crampes oculaires. C’est en associant un
éclairage ponctuel –comme une lampe de bureau – à un éclairage plus
global – de type plafonnier – que l’on parvient à équilibrer les
contrastes et les sources lumineuses. Et c’est en conjuguant lumière
diffuse et lumière directe que l’on se crée un certain confort visuel.
Il existe plusieurs modèles de lampes de travail, à pinces ou à
fixations, qui conviennent à un plan de travail ou à une installation
murale. Libre à vous d’opter pour telle ou telle solution en sachant
toutefois que les ampoules halogènes sont ce qu’il y a de mieux pour
restituer la lumière du jour. Avant tout aménagement, placez vos lampes
de bureaux dans le prolongement de la main qui n’écrit pas, ce qui
réduira les ombres indésirables. N’oubliez pas enfin que la lumière
doit être diffuse dans l’ensemble de la pièce et intense sur la zone de
travail, que les éclairages doivent s’adapter aux âges de leurs
utilisateurs (plus on vieillit, plus on a besoin de lumière), qu’une
luminosité défectueuse entraîne des gestes et des réflexes visuels
inappropriés (comme un rapprochement vers l’écran d’ordinateur) qui
peuvent provoquer des douleurs lombaires et des contractions de la
nuque ou des épaules. À chaque type d’ampoule, correspond une famille
de lumières. Les ampoules au tungstène procurent ainsi une lumière très
chaude ce qui les rend d’autant moins résistantes. À l’inverse, les
ampoules halogènes occasionnent de réelles économies d’énergie (20 %
environ) pour une efficacité lumineuse très performante. Pour plus de
sécurité, veillez à bien stabiliser vos lampes de bureaux, à bien
dégager vos projecteurs à pinces de leur cordon d’alimentation (ce qui
constitue une gêne) et à choisir, en cas d’éclairage indirect, des
vasques en lampadaire ou en applique murale, pour une meilleure
diffusion de la lumière et une réduction du taux d’éblouissements !
Valère-Marie Marchand
Info ou intox ?
• Le néon est source de stress.
Vrai
• Les tubes fluorescents d’avant 1978 peuvent être polluants en raison du taux élevé de biphénols polychlorés !
Vrai
• Les ultraviolets sont systématiquement dangereux pour la santé.
Faux car tout dépend de leur intensité !
Written by Valère-Marie Marchand Date 09/07/2008
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