L'ergonomie du poste de travail
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Un bureau à votre écoute…
C’est vrai qu’on n’y pense pas toujours… Et pourtant l’aménagement d’un poste de travail nécessite une bonne connaissance de soi et des autres. Un espace expérimental, à plus d’un titre, tant par son côté fonctionnel que sa conception de l’environnement.
Où et comment installer son bureau ? Une question que chacun se pose régulièrement tout au long de sa vie professionnelle. Une problématique qui souligne bel et bien un lien de « cause à effet » entre une activité donnée et le type d’aménagement choisi. Des éclairages défectueux, des sièges et des plans de travail mal orientés, des aires de rangements pas ou peu accessibles, des cloisons faiblement insonorisées, des consoles informatique trop éloignés les unes des autres… Autant de causes de disfonctionnement au sein d’une collectivité, autant de perte de productivité pour une entreprise. Pour y remédier et pour créer un cadre de travail propice à l’échange et à la créativité, vous disposez néanmoins d’un outil de compréhension très opérationnel : l’ergonomie. Cette discipline qui consiste à étudier « les rapports entre l’individu et son poste de travail de manière à optimiser le rendement en égard à l’effort physique fourni » vous permet, en outre, de bien évaluer vos besoins, d’établir des priorités en matière d’aménagement, en un mot, d’économiser du temps et de l’argent grâce à une installation qui correspond à votre attente.
● L’essentiel à portée de main
Dans l’idéal, un plan de travail reflète le type d’activité choisie. Il n’est efficace que si vous pouvez atteindre sans effort les outils qui vous intéressent. Selon la réglementation en vigueur, prévoyez une marge d’un mètre (1mètre 50 en cas de vis-à-vis sur la rue) à l’avant et à l’arrière de chaque poste de travail. Il est préférable de placer dans un rayon de 75 cm à partir de votre position assise (ce qui correspond en moyenne à l’étendue d’un bras) tout ce dont vous aurez besoin : clavier d’ordinateur, combinés téléphoniques, dossiers du jour. Négligé à tort par les salariés qui avouent, dans 70 % des cas, en faire un lieu de stockage, le plan de travail doit avoir une profondeur minimum de 80 cm et s’adapter au matériel informatique. Attention aux plans de travail aux angles trop droits qui risqueraient de causer des blessures ou d’endommager certains raccordements. Voilà pourquoi on recommande des profils de table plus arrondis et moins agressifs (boudinés ou en aile d’avion). Si le poste de travail est plutôt destiné à un travail statique, il doit, en effet, donner au salarié l’impression d’une certaine liberté d’action.
● Confort informatique
Les câbles et les unités centrales d’ordinateur doivent donc être placés de manière à ne pas gêner l’activité des travailleurs. Idem pour l’écran d’ordinateur, orienté perpendiculairement et à plus de 1 mètre 50 de la source de lumière. Une telle disposition réduira les reflets gênants et les contrastes insuffisants. De même, la distance entre l’écran et le clavier n’outrepassera pas les 20 cm. L’écran nécessite certaines dispositions du corps. Le mieux est d’orienter ses yeux entre 50 et 75 cm de sa zone médiane, de ne pas poser son ordinateur ni trop haut ni trop bas (par exemple directement sur la table). Il n’est pas non plus conseillé de placer un écran à contre-jour ou face à une fenêtre, ni même de recourir à de trop haute résolution (1024X768), ce qui pourrait entraîner des variations d’images. Les bras et les avant-bras seront à leur aise, à plat et en angle droit, devant un clavier posé de préférence sur un tiroir coulissant, à 74 cm du sol. Une petite extension à gauche ou à droite de votre clavier facilitera les manœuvres de la souris et limitera les risques de fatigue. Autre point à noter : il existe des plans de travail anti-reflets, traités pour réduire les réverbérations indésirables !
● Une bonne assise
Le choix du siège de bureau est bien évidemment déterminant tant pour la productivité que pour la santé. Une mauvaise position assise peut, en effet, causer des douleurs lombaires, une surcharge musculaire sur la nuque et les épaules, des troubles de la circulation sanguine, des hernies discales et des complications cardio-vasculaires. Aujourd’hui la tendance est aux sièges de travail sur roulettes, réglables en profondeur et en hauteur (420/510 mm), aux dossiers inclinables à volonté, selon une hauteur (de 360 mm minimum) adaptée à la morphologie de chacun. Un repose-pied peut être utile en cas de plan de travail surélevé. Une assise est dite « correcte » lorsque l’on occupe toute la surface concernée et qu’on a réglé le dossier et le siège de son fauteuil à la bonne hauteur. Chez Sedus, on a ainsi conçu des systèmes « dorso-cinétiques » particulièrement astucieux : le « black dot » dont le confort, situé à la base même du dossier, allie esthétisme et ergonomie. Toujours dans la ligne Sedus : les accoudoirs multifonctions avec réglage au cas par cas, le système Early bird et son soutien très précis (en S) de la colonne vertébrale. Des études scientifiques ont prouvé qu’il est préférable de se lever fréquemment de son poste de travail et qu’on a intérêt à changer 2 à 4 fois de position par heure. Voilà pourquoi la position « couchée » est désormais considérée, au même titre que la position « debout » ou « assise », comme une position de travail à part entière…
● L’atmosphère environnante
L’ergonomie concerne tous les matériaux en place, choisis de préférence parmi des matériaux répondant aux normes de sécurité et de durabilité, parfaitement isolants et peu chargés en ondes électrostatiques. Si la décoration murale influe sur le bien-être du salarié, l’étendue du champ visuel a également son rôle à jouer. Un bon éclairage et un plan de travail dégagés réduiront la fatigue oculaire. Pour un meilleur confort visuel, il est préférable de profiter au maximum de la lumière du jour et d’associer un éclairage direct à un éclairage diffus. Plus intense sur la zone d’activité (entre 250 et 500 lux), la lumière devra être répartie progressivement dans l’ensemble de la pièce afin de ne pas agresser les yeux par un éclairage trop brutal. Exigence identique pour le confort acoustique qui, selon l’Afnor, ne doit pas excéder les 55 décibels (A), pour les fax et les photocopieurs à ranger dans une pièce indépendante, correctement ventilée, et pour la température intérieure (entre 23 et 26° C en période estivale et entre 20 et 24° C en période hivernale). En bref, il n’y a pas d’ergonomie réussie sans une parfaite adéquation entre l’identité d’une entreprise et l’identité d’un lieu, ce qui nécessite avant tout aménagement, une lecture approfondie de l’espace investi !
Ecrit par Valère-Marie Marchand Le 29/10/2007
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